Si je m'en réfère à cet itinéraire, j'ai visité 356 fois la Thaïlande , vu 19 fois le Bouddha couché de Wat Pho, me suis baigné 56 fois sur la plage de Koh Phangan, mangé 4500 Pad Thaï(plat traditionnel Thaïlandais), et dormi 2800 fois dans:
"Une cabane simple et très confortable. Le paysage impressionnant du Golfe de Thaïlande à vos pieds, dans un climat d'été éternel, permet à l’établissement de vous offrir des moments magiques. Le moindre détail est soigné dans toutes les chambres de cet hôtel, toujours dans un cadre personnalisé pour votre entière satisfaction. Imaginez-vous admirer un coucher de soleil face à la mer dans le jacuzzi en plein air de l’une de nos suites."
Le tout pour la modique somme de 5700 Euros la nuit! Tarif promotionnel!
C'est là ou véritablement les choses se sont corsées. Que les Corses ne m'en veuillent pas, je les adore surtout les soirs de feu d'artifice! Mais je ne sais pas pourquoi leur nom est associé aux difficultés que l'on rencontre dans la vie.
Et pour moi c'est en matière de budget que les Corses se sont donc présentés.
Si je voulais assurer ma "carte blanche" il me fallait trouver rapidement une solution pour ma carte bleue.
Plusieurs choix s'offraient à moi:
-Vendre mon corps:
D'abord c'est interdit, et je n'ai pas trop envie de revivre l’expérience Turque de l'an dernier. La recherche profonde de mon surmoi, suivant la seconde topique de Freud,( là c'est pour étaler la confiture) ne me passionne pas vraiment. Et qui vous voudrez d'une vieille voiture, en très mauvais état et surtout qui a beaucoup roulé. Personne! donc sujet suivant.
La drogue trop peu pour moi, les cigarettes qui font rire me transforment en paranoïaque maniaco dépressif!!! Genre envie de suicider en chantant!!! La Thaïlande et la drogue c'est un peu comme vouloir rentrer en Corée du Nord avec un drapeau Sud coréen sur le dos! Un appel à l'enfermement à vie!
Il me restait la manche dans le métro avec guitare et chansons françaises. C'était ma dernière chance! Il me fallait la tenter. J'ai réuni mon répertoire de Michel Sardou, Sylvie Vartan, Sheila et Dalida. Et allons y pour le métro de Bangkok.
Un Bambino comme à Bobino et j’embobine mes fans aux yeux bridés.
Une java à Bangkok ne vaut pas des lacs au Connemara mais rapporte pas mal d'argent.
J'étais le plus beau pour les faire danser et même les enfants de la ville quand l'école fut finie vinrent à leur première surprise partie.
J'ai eu plus qu'un Franc cinquante et j'allais pouvoir assurer. Le voyage pouvait commencer.
Il y eu bien un itinéraire 2, un 3, un 4, je vous passe la longue litanie des itinéraires, puisque celui ci fut changeant tout au long du voyage.
Dés le premier jour, c'était incroyable comme nous pouvions aller loin. Nous sommes allés au Pibul 1, au Pibul 2, au Pibul 3!! (Voir photo prouvant mes propos)
Déjà en temps normal aller au Pibul est un mouvement de déplacement qui nécessite pour moi;
Une bouteille d'air de ville bien pollué en cas surcharge en oxygène pur, une boule plastique transparente avec le dauphin dedans, un coquillage qui fait le bruit de la mer, des photos de voiture que j'accroche soigneusement sur les murs en cas de dépression, un enregistrement de bruit de gens qui parlent dans un bistrot, et enfin une ambulance pour un retour express. .
Le Pibul normal c'est le lieu ou l'homme se découvre, ou l'harmonie entre la nature et l'absence d'être fusionnent. Maître Iyengar (grand maître de yoga) lui même à fait une dépression au Pibul normal, le silence était tellement puissant qu'au bout de 3 jours il a abandonné sa carrière pour tenter de remplacer Lemmy au sein de Motorhead.
Une légende circule même parmi les 4,5 résidents du Pibul. Un jour un des leurs fut pris d'un accès de folie et voulu quitter le village par la route de l'ô de Las. Jamais il ne revint. Un grand bruit comme une masse se jetant dans le vide et jamais ils n'entendirent le ploc de la chute, car de chute il n'eut point. Mais parfois flotte au dessus du village une ombre vaporeuse aux odeurs d'Or, d'Encens et de Myrrhe.
On a même voulu enfermer les ennemis publics. Jacques Mesrine y à même écrit sa fameuse phrase: "Je suis dans une prison d'où l'on ne s'évade pas"
La Bande à Baader y a été enfermé, depuis ils se sont reconvertis dans la fabrication de poteries et macramés. Quand à la bande à Basile elle tourne toujours autour du village plein de liqueurs de raisins en chantant des chansons paillardes, réclamant sans discontinuer du vin, du rhum et du whisky Japonais (encore un mystère du Pibul que personne n'élucidera!)
Et moi j'ai fait les 3 Pibuls!!!!
Vivement Kantchanaburi!!
Pibul 1,2,3
Toutes les photos prises à Kantchanaburi et le pont de la rivière Kwai
vendredi 27 mai 2016
dimanche 22 mai 2016
Les Fantômes du Klong
C'est par le fleuve qu'elle à vécue, c'est par le fleuve qu'elle les quittent. Une barque à la longue queue, semblable à un dragon, lui sert de dernière demeure. Un dernier katon pour l'envoyer au plus loin de la rivière. Elle n'avait jamais quitté le village de ses jours heureux. S'était installée sur le klong sur lequel elle voyait sur la berge embrumée chaque matin flotter le fantôme de son père.
Son père avait fait d'elle une fille de l'eau rêvant pour elle d'une vie qui soit plus douce.
Dans sa barque, ses derniers amis avaient déposé suivant ses dernières volontés les derniers biens qu'elle voulait emporter dans sa vie future. Comme tout bouddhiste elle croyait à la réincarnation. Elle avait auprès d'elle la statuette d'un vieux Bouddha de bois fendu à la tête, mais aussi et surtout son vieux chapeau de paille de riz. Un chapeau aujourd'hui trop petit que lui avait offert son père pour pouvoir l'accompagner dans les champs arasés par le soleil brûlant de la Thaïlande.
Son père était resté le dernier fermier du village. Quand tous les hommes avaient délaissé les calmes champs de riz pour de bruyants bateaux de touristes.
Le vieil homme entêté avait toujours refusé de quitter sa richesse aux grains couleur de l'ivoire des éléphants du vieux royaume de Siam. Mais quand à l'approche de la mort ses bras sont devenus aussi faible que le courant d'un vieux klong fatigué. Il a demandé à sa fille de ne pas suivre son chemin et d'aller elle aussi vers les bateaux de tourisme pour gagner une vie qu'il avait toujours refusé. Il l'a coiffa une dernière fois du chapeau de paille de riz et s'est ensuite éteint comme le soleil se noie dans des rizières inondées. Plus jamais on entendra ses chants au soir thaïlandais. Ses champs se sont couchés pour s'endormir d'une sécheresse éternelle. Seuls encore certains soir, quand le vent est là, les vers de Suthorn Phu le poète Thaïlandais, les seuls qu'il connaissait, voyagent encore entre les eucalyptus :
« Je suis né, en cette vie, avec un karma
Fort mauvais et je suis accablé par la misère.
Je souffre beaucoup, suis très tourmenté et faible.
Je n’ai pas d’argent et suis dans le besoin ».
Sa fille a toute sa vie, pour à peine quelques dollars de plus que son père, transporté sur le fil du Klong les bus entiers de touriste que vomissait la grande ville de Bangkok.
Elle ramait chaque jour pour des étrangers et chaque jour des étrangers ne la saluait pas. Elle ramait chaque jour et les étrangers ne la voyaient pas.
Pour avoir le droit de naviguer avec des touristes , elle devait comme tous ceux de la rivière, payer le chef de la police, le chef du village, et bien d'autres encore. Pour toutes ces raisons, le gris de l'eau ne brillerait jamais pour elle de la couleur de l'or, d'une richesse tous les jours rêvée et vite oubliée dans chacun de ses coups de rame.
Parfois comme beaucoup de filles de Thaïlande, elle imaginait qu'un homme de la ville, un riche étranger, l’emmène loin d'ici, loin du fantôme de son père qu'elle croisait chaque matin. Mais jamais le chagrin ne l'avait quitté, dans sa tête jamais les chants de son père dans les rizières de son enfance ne s'étaient tus.
Elle était bien jeune pourtant quand ses forces se sont envolées comme les paroles du poète paternel. Elle était bien jeune pourtant quand sur son visage se sont installés de vilains grains de riz bruns de mal.
La petite fille qui voulait réciter des poèmes de l'aube à l'aurore, la petite fille qui voulait chanter à s’époumoner, la petite fille qui voulaient courir dans les champs de riz s'est fanée plus vite que l'orchidée. Sa tristesse et sa solitude ont tremblé comme la flamme de la bougie du temple voisin, au souffle de la mort elle s'est éteinte.
Sa dernière jonque file au gré de l'eau, son feu qui brûle lentement est le grand incendie de ses espoirs, le grand incendie de sa mémoire.
La petite fille triste des rizières semble adresser un dernier signe de la main au fantôme de son père comme pour lui dire qu'elle venait le rejoindre. Comme un dernier signe d'amour éternel par delà les feux de l'immolation. Dans les crépitements du feu d'un autre commencement, je me rappelle avoir cru entendre les derniers mots de la petite fille des klongs:
"Je chanterai pour toi une chanson des rizières et sous mon chapeau de paille de riz je te réciterai le poème de Sunthorn Phu;"
«Nous sommes peut-être ivres
Mais nous sommes aussi enivrés par l'amour.
Je ne peux pas résister à mon cœur,
Et bien qu'on soit ivre,
Demain le soleil brillera,
Et l'ivresse se sera écoulée.
Mais lorsque la nuit tombera,
L'ivresse de l'amour reviendra »
Peut être qu'un jour lors d'un de vos voyages en Thaïlande vous croiserez comme moi les fantômes du Klong, surtout n'oubliez pas de leur adresser un signe de la main, ils vous en seront éternellement reconnaissant.
Son père avait fait d'elle une fille de l'eau rêvant pour elle d'une vie qui soit plus douce.
Dans sa barque, ses derniers amis avaient déposé suivant ses dernières volontés les derniers biens qu'elle voulait emporter dans sa vie future. Comme tout bouddhiste elle croyait à la réincarnation. Elle avait auprès d'elle la statuette d'un vieux Bouddha de bois fendu à la tête, mais aussi et surtout son vieux chapeau de paille de riz. Un chapeau aujourd'hui trop petit que lui avait offert son père pour pouvoir l'accompagner dans les champs arasés par le soleil brûlant de la Thaïlande.
Son père était resté le dernier fermier du village. Quand tous les hommes avaient délaissé les calmes champs de riz pour de bruyants bateaux de touristes.
Le vieil homme entêté avait toujours refusé de quitter sa richesse aux grains couleur de l'ivoire des éléphants du vieux royaume de Siam. Mais quand à l'approche de la mort ses bras sont devenus aussi faible que le courant d'un vieux klong fatigué. Il a demandé à sa fille de ne pas suivre son chemin et d'aller elle aussi vers les bateaux de tourisme pour gagner une vie qu'il avait toujours refusé. Il l'a coiffa une dernière fois du chapeau de paille de riz et s'est ensuite éteint comme le soleil se noie dans des rizières inondées. Plus jamais on entendra ses chants au soir thaïlandais. Ses champs se sont couchés pour s'endormir d'une sécheresse éternelle. Seuls encore certains soir, quand le vent est là, les vers de Suthorn Phu le poète Thaïlandais, les seuls qu'il connaissait, voyagent encore entre les eucalyptus :
« Je suis né, en cette vie, avec un karma
Fort mauvais et je suis accablé par la misère.
Je souffre beaucoup, suis très tourmenté et faible.
Je n’ai pas d’argent et suis dans le besoin ».
Sa fille a toute sa vie, pour à peine quelques dollars de plus que son père, transporté sur le fil du Klong les bus entiers de touriste que vomissait la grande ville de Bangkok.
Elle ramait chaque jour pour des étrangers et chaque jour des étrangers ne la saluait pas. Elle ramait chaque jour et les étrangers ne la voyaient pas.
Pour avoir le droit de naviguer avec des touristes , elle devait comme tous ceux de la rivière, payer le chef de la police, le chef du village, et bien d'autres encore. Pour toutes ces raisons, le gris de l'eau ne brillerait jamais pour elle de la couleur de l'or, d'une richesse tous les jours rêvée et vite oubliée dans chacun de ses coups de rame.
Parfois comme beaucoup de filles de Thaïlande, elle imaginait qu'un homme de la ville, un riche étranger, l’emmène loin d'ici, loin du fantôme de son père qu'elle croisait chaque matin. Mais jamais le chagrin ne l'avait quitté, dans sa tête jamais les chants de son père dans les rizières de son enfance ne s'étaient tus.
Elle était bien jeune pourtant quand ses forces se sont envolées comme les paroles du poète paternel. Elle était bien jeune pourtant quand sur son visage se sont installés de vilains grains de riz bruns de mal.
La petite fille qui voulait réciter des poèmes de l'aube à l'aurore, la petite fille qui voulait chanter à s’époumoner, la petite fille qui voulaient courir dans les champs de riz s'est fanée plus vite que l'orchidée. Sa tristesse et sa solitude ont tremblé comme la flamme de la bougie du temple voisin, au souffle de la mort elle s'est éteinte.
Sa dernière jonque file au gré de l'eau, son feu qui brûle lentement est le grand incendie de ses espoirs, le grand incendie de sa mémoire.
La petite fille triste des rizières semble adresser un dernier signe de la main au fantôme de son père comme pour lui dire qu'elle venait le rejoindre. Comme un dernier signe d'amour éternel par delà les feux de l'immolation. Dans les crépitements du feu d'un autre commencement, je me rappelle avoir cru entendre les derniers mots de la petite fille des klongs:
"Je chanterai pour toi une chanson des rizières et sous mon chapeau de paille de riz je te réciterai le poème de Sunthorn Phu;"
«Nous sommes peut-être ivres
Mais nous sommes aussi enivrés par l'amour.
Je ne peux pas résister à mon cœur,
Et bien qu'on soit ivre,
Demain le soleil brillera,
Et l'ivresse se sera écoulée.
Mais lorsque la nuit tombera,
L'ivresse de l'amour reviendra »
Peut être qu'un jour lors d'un de vos voyages en Thaïlande vous croiserez comme moi les fantômes du Klong, surtout n'oubliez pas de leur adresser un signe de la main, ils vous en seront éternellement reconnaissant.
Photos et vidéos sont une ballade sur le Klong
samedi 21 mai 2016
Itinéraire Thaïlande 1
Tous
les événements et personnages de ce texte relèvent uniquement de
la création et de l'imaginaire, tout lien avec des situations ou des
personnages existants seraient de l'ordre de la coïncidence.Quoique !
Rien
que pour ce dernier mot, ce qualificatif, complément ou triangle
isocèle je ne sais plus trop, je risque les foudres de l'enfer mais
bon allons y.
L'Iran
c'était pour moi. La Thaïlande ce sera pour elle. Son mois de
vacances.
Donc
carte blanche.
Les
gars avant d'utiliser cette expression avec une femme réfléchissez
bien.
Commencez
par tourner 1450 fois votre langue dans votre bouche, allez voir une
voyante, un marabout, demandez à Dieu, Allah, Bouddha ou n'importe
quel divinité qui vous conviendra, le temps qu'il vous reste à
vivre.
Ensuite
prenez rendez vous avec votre banquier, gestionnaire de fonds, voyez
si votre mémé va vivre encore longtemps, et évaluez si vous pouvez
revendre l'ensemble de votre patrimoine en quelques jours au cas où.
Et
pour finir prenez une scie découpez vous la jambe, achevez le
travail avec un marteau, et si il vous reste quelques lambeaux de
chairs prenez une pince et retirez les un à un.
Moi
malheureusement j'ai eu la bonne idée de lancer cette expression à
la cantonade. Pour faire plaisir, bonne pâte que je suis. Mon bon
cœur me perdra, je l'ai toujours dit.
Planification
du voyage, réservations, budgétisations, elle s'occupait de tout,
j'allais pouvoir me la couler douce, ce devait être tranquille pour
moi.
La
planification : j'ai donc reçu un projet détaillé en détail,
(non ce n'est pas une faute de frappe, j'essaie juste de vous faire
partager ces étonnants moments).
Il y
avait tellement de mots dans le plan que j'ai cru que je lisais une
version rallongée du texte.
J'avais
reçu la dernière production de Guerre et Paix au pays du Sourire?
Les villes fusionnaient tel une réforme
exotique du territoire Thaïlandais. Des entrelacs de mots abscons. Je pouvais y lire des phrases du
genre :
Sous
le soleil de Chiang Mai j'espère tout oublier, le travail, les
soucis car à 10h quand je prendrais le bus au terminal d'Ekkamai,
tout en préservant ma beauté en me protégeant dans un hôtel
climatisé à 567890,87 Euros sans la piscine, je n'aurais plus que
deux bus si je pars l'après midi alors on partira le matin et voilà,
je te laisse à la réflexion que tu devras avoir si tu valides.
Un
mélange de sophisme et de philosophie du voyageur perdu !!!
On
doit plutôt dire : un truc où tu comprends que dalle ouais !!
L'ensemble
de ce genre de phrases se répétaient tout autant que le nombre de
villes à visiter soit 1578 villes.
Petit
problème de calcul genre années 60 :
Sachant
qu'il y a 1576 villes en Thaïlande, trouvez comment visiter deux
villes de plus sachant que le bus roule à 50km ? Vous avez 5
minutes.
Prenons
mon courage à deux mains et bien planqué derrière mon ordinateur à
des milliers de kms dans un pays où la femme est enfin inférieur à
l'homme (plusieurs protection valant mieux qu'une) je tente alors une
supposition supposante pleine de circonlocutions afin de laisser
entendre mon étonnement, ce qui donne quelque chose dans ce genre :
A ce
moment là il y à comme un petit tremblement de mon ordinateur mais
je le bouscule, il ne se réveille pas, comme d'habitude, ma main
caresse son clavier presque malgré moi comme d'habitude. Donc :
Si
je t'ai bien compris et sachant que je ne remets nullement en cause
l'excellence de ton travail de planification en lui même digne des
plus grands plans quinquennaux, je souhaiterai tout de même quelques
éclaircissements si ton temps que je sais très précieux te le
permet. Ma chérie en sucre de thé Iranien, merci, mille fois merci.
J'ai
donc reçu le jour même un autre plan rallongé d'une dizaine de
lignes, vingtaines de sites, d'une trentaine de changements de moyen
de transports et avec des hôtels tous différents.
« J'ai
légèrement (euphémisme de bienséance !!) modifié mon
planning ». (notez à ce moment là chers lecteurs le « mon »
adjectif possessif )
« Itinéraire
Thaïlande 2 », c'était le petit nom de ce nouveau planning.
Si ma mémoire est bonne il restait à ce moment là 25 jours avant
l'arrivée de ma tendre et douce au sucre de thé Iranien.(n'en
faisons pas trop tout de même ça risque de se voir)
Ce
qui laisse supposer que nous pouvions atteindre la version
« Itinéraire Thaïlande 27 » et encore si il n'y à pas
de sous chapitres genre « Itinéraire Thaïlande 2.1 »
Le
discours avait pris en plus une tournure militaire du genre :
Sous
le soleil de Chiang Mai de 10 h à 12h 17, j'espère tout oublier, le
travail, les soucis car à 10h 00 (prononcez dix heures zéro, zéro)
quand je prendrais le bus 357 au terminal d'Ekkamai longitude 48
latitude 54, tout en préservant ma beauté en me protégeant dans un
hôtel climatisé à 1567890,87 Euros (le 1 apparu soudainement
devant m'est totalement incompréhensible) avec la
piscine(ouf !rassuré), je n'aurais plus que deux bus si je pars
l'après midi alors on partira le matin en courant et chantant car
nous sommes opérationnels.
Après
avoir reçu cette « Itinéraire Thaïlande 2 », j'ai
longtemps gardé ce petit poème coincé tout contre mon cœur, comme
une fleur sauvage chantant dans le vent la nostalgie des voyages
oubliés.
Ce matin j'ai rêvé un petit cabanon
C’était si beau Carnon
Je me roulais dans l'eau
Comme à Palavas les Flots
Parfois j'allais boire un verre
Je me rappelle Trouville sur Mer
La pluie jusqu'aux beaux jours
C'était si bien Cabourg.
Et heureusement ce n'est pas une femme difficile à se décider..........
La suite au prochain épisode
Hier c'était la grande fête du Bouddhisme, jour ne naissance (supposé) du Bouddha (équivalent de notre 25 décembre en fait)
Bouddha! tu vas avoir mal au cou!
Elle est belle la femme du Bouddha!
Maître du Kung Fu
Jamais sans toit Thaïlandais 1 et 2
jeudi 19 mai 2016
L’Iran c'est fini
Au
terme de ce merveilleux séjour en Iran, je vais me permettre un
petit bilan de ces 20 jours passés ici. Comme vous avez pu
certainement le remarquer ce voyage devait être un coup de cœur et
il le fut ( de bière, désolé mais 20 jours sans alcool c'est un
peu traumatisant).
Dans
chaque ville, chaque visite j'ai trouvé plus que mes attentes et si
Yazd est sans contexte mon coup de cœur, je n'oublierai pas les
autres villes dans ce concert de louanges (est ce bien adapté comme
expression dans ce pays?).
Le
voyage est très facile, les gens très accueillants et toujours
prêts à vous aider. Les prix pour la nourriture et les transports
restent vraiment bas. Seul l’hôtellerie est un peu plus élevé
mais pour de tels endroits je crois que cela vaut le coup :
J'ai
beaucoup marché, est ce du à mes finances serrées qui me font
économiser des taxis ou bien que la disposition des villes m'a
perturbé, je ne sais pas mais mon application podomètre m'a donné
un total de 220 000 pas en 3 semaines soit 110 km environ (Nico t'es
mort : battu archi battu!!) Je me trouve un peu fatigué.
Le
pays est extrêmement propre comparé à certains pays d'Asie (entre
autres) que je connais très bien.
Je
n'oublie pas qu'ici la femme ne vaut toujours que la moitié d'un
homme, que la peine de mort est appliquée à tour de bras (2éme
mondial en la matière, drôle de concours), que la liberté
d'expression est durement réprimé et que la police, l'armée et
autres corps de contrôles (pashdarans, bassidjis...) sont présents
partout, je n'ai d'ailleurs jamais vu autant de caméras de check points de police qu 'en
Iran...
Mais
ne confondons pas les Iraniens et le pouvoir Iranien.
Concernant la météo , si les mois d'avril à juin sont considérés comme les plus propices à la découverte du pays, il y fait déjà très chaud (à 14h aujourd’hui il fait déjà 34°C à Kashan ville située à 1H30 au sud de Téhéran) . De plus le pays est bâti sur un immense désert, donc l'air y est parfois brûlant mais en plus extrêmement sec. C'est pourquoi je vous conseille mes chéries une crème de jour que vous assortirez d'une crème de nuit à appliquer avec élégance en tapotant du bout des doigts. Et vous oublierez ce vilain fond de teint qui en fin de journée risque de transformer votre joli minois en désert craquelé. Non mais ! il faut savoir rester belle en toute circonstance comme dirait Maître Karl !! (Lagerfeld pas Marx!!) .
Enfin je peux vous confirmer que ce pays regorge de richesses artistiques et culturelles comme j'en avais rarement vu tout au moins en aussi grande variété et quantité et je crois que je commence à avoir un peu de bouteille (de vin) pour me permettre une telle comparaison.
Pour les détails de mes coups de cœurs et coup de colère vous référer au désormais célèbre Guide du Falafel (consulté jusqu'aux USA, en Espagne, en Nouvelle Zélande,et même en Russie, comme quoi la vodka fait de sacré ravages dans ce pays !!).
Mais le voyage ne s’arrête pas là, je pars dès aujourd'hui pour la Thaïlande ou c'est à deux que nous allons vous conter nos aventures et parfois mésaventures. Enfin je terminerai en solo par une quinzaine de jours au Cambodge, ou ça risque aussi d’être assez marrant.
A Bientôt
Thierry
mercredi 18 mai 2016
Les Falafels d'Or
Pour cette dernière du guide du Falafel nous avons invité le célèbre commentateur Michel Denirot qui nous a gentiment offert sa voix pour cette cérémonie.
Voix de Michel Denirot:
"Comme c'est de saison voici la liste des vainqueurs et coups de cœur du guide du Falafel:"
Falafel d'or toutes catégories (roulement de kebab):
La ville de Yazd, son originalité, son charme, sa cool attitude.
(voix de Michel Denirot): "et oui le jury avait déjà laissé entrevoir depuis quelques jours sa large préférence, ce n'est donc pas une surprise mais une confirmation"
Falafel d'or catégorie Mosquée:
Mosquée Al Mosk à Shiraz à voir à toutes heures
(Voix de MD):Un outsider qui vient de coiffer au poteau les grands favoris comme la grande mosquée d'Ispahan"
Falafel d'or catégorie Jardins et maisons historiques:
Toutes les maisons historiques de Kashan
(Voix de MD):" Les maisons de Kashan ont été impossible à départager pour le jury c'est donc une palme partagée"
Falafel d'or catégorie sites historiques
Persépolis
(Voix de MD): "Enfin un grand favori récompensé ce n'est que logique"
Aubergine d'or:
La nourriture Iranienne
(Voix de MD énervé):
-Bonne pour les vegan et autres baba cools dépressifs végétariens qui ne connaissent pas le vrai plaisir de la nourriture
-Restez calme Michel
-Je me calme si je veux!
-Bon rendons l'antenne à nos studios
(M Denirot encore plus énervé)
-Ta gueule écrivain de merde!
-Non Michel pas de gros mots à l'antenne
-Salopards de bouffeurs de légumes avariés .......ggggrrrr
-Oui oui c'est cela on coupe le micro à Michel....
( voix de M Denirot excité):
-Tu sais ou je leur mets leur gratin d'aubergine moi, je leur mettrai dans le....biiiiiiiiiipppppppppp, et même que je leur met avec le gratin du dessus.
-Michel on ne vous entends plus le micro est coupé.
C'était les Falafels d'or au revoir et à l'année prochaine!
Le Falafel d'or: la ville de Yazd
Voix de Michel Denirot:
"Comme c'est de saison voici la liste des vainqueurs et coups de cœur du guide du Falafel:"
Falafel d'or toutes catégories (roulement de kebab):
La ville de Yazd, son originalité, son charme, sa cool attitude.
(voix de Michel Denirot): "et oui le jury avait déjà laissé entrevoir depuis quelques jours sa large préférence, ce n'est donc pas une surprise mais une confirmation"
Falafel d'or catégorie Mosquée:
Mosquée Al Mosk à Shiraz à voir à toutes heures
(Voix de MD):Un outsider qui vient de coiffer au poteau les grands favoris comme la grande mosquée d'Ispahan"
Falafel d'or catégorie Jardins et maisons historiques:
Toutes les maisons historiques de Kashan
(Voix de MD):" Les maisons de Kashan ont été impossible à départager pour le jury c'est donc une palme partagée"
Falafel d'or catégorie sites historiques
Persépolis
(Voix de MD): "Enfin un grand favori récompensé ce n'est que logique"
Aubergine d'or:
La nourriture Iranienne
(Voix de MD énervé):
-Bonne pour les vegan et autres baba cools dépressifs végétariens qui ne connaissent pas le vrai plaisir de la nourriture
-Restez calme Michel
-Je me calme si je veux!
-Bon rendons l'antenne à nos studios
(M Denirot encore plus énervé)
-Ta gueule écrivain de merde!
-Non Michel pas de gros mots à l'antenne
-Salopards de bouffeurs de légumes avariés .......ggggrrrr
-Oui oui c'est cela on coupe le micro à Michel....
( voix de M Denirot excité):
-Tu sais ou je leur mets leur gratin d'aubergine moi, je leur mettrai dans le....biiiiiiiiiipppppppppp, et même que je leur met avec le gratin du dessus.
-Michel on ne vous entends plus le micro est coupé.
C'était les Falafels d'or au revoir et à l'année prochaine!
Le Falafel d'or: la ville de Yazd
mardi 17 mai 2016
Guide du Falafel étape 3
Maintenant reconnu à travers le monde le Guide du Falafel et toujours sans publicité ,vous livre
ses notes pour Ispahan et Kashan.
Ispahan : 2F pour la ville en elle même, très
belle mais un peu trop industrialisé à mon goût.
3F
-La place royale de la ville incontournable et l'ensemble des
monuments autour
-Le musée du quartier Arménien dans l’église incroyablement
riche d'enluminures bibliques.
2F
-Le quartier Arménien et la bizarrerie de la présence d'églises
dans ce pays et surtout la petite place centrale très « provençale »
-Le Fallodeh spécialité déjà évoquée dans les posts précédent .
-L’hôtel Iran pas très sexy mais au personnel efficace et très
bien placé
1F
-Le bazar de la ville un peu trop : shopping pour la grange à
Christine (comprenne qui pourra ) ou Mumustercard (se
rappeler blog année précédente)
-L'eau de rose à essayer juste pour le fun
Les Aubergines
Oui
c'est un nouveau classement pour y inclure ce qui m'a agacé
3Aubergines
-le voleur qui m'a vendu ce casque audio pourri qui a bien marché 2
jours
-Le Ash qui n'est pas une cigarette qui fait rire mais une soupe
verte parfumée à l'aubergine et courgettes
«2Aubergines »
-Les chantiers sur presque tous les sites sans que l'ont soit
informé.
Kashan : 2F pour la ville, agréable et pas trop grande
3F :
-Presque toutes les maisons historiques, à ne pas rater et
essayer d'en visiter le maximum.
-Mon hôtel la Eshan GH au cœur de la vieille ville, sa cour
magnifique, son toit oriental et son personnel
-L'ancien caravansérail /Hammam au fond du bazar ou il vous
faudra absolument prendre un thé pour environ 1 euro.
2F :
-Mosquée Al Bozorg à visiter la nuit tombée pour ses illuminations
d'un rose pale.
-Le barbier à coté de mon hôtel qui voulait me faire les sourcils
comme Christiano Ronaldo !!! j'ai cru un instant qu'il allait me
proposer le forfait sourcil/poitrine/épilation du maillot !!
-La visite avec un guide de la ville d'Ambyaneh et d'un autre site secondaire,
tellement touristique genre visite du Mont St Michel au mois d’août !
1F :
-L'ensemble du bazar
-Le Hammam Amir Kabir dans le quartier historique avec 30 femmes voilées de noir plus bruyantes qu'un hall de gare en plein mois d’août!!
-Le Zurkaneh sport et démonstration militaire réservé aux hommes et où les odeurs de pieds se mélangent à la transpiration sans déodorant et ou enfin on vous offre le thé.
- "vous voulez du sucre"
-"Oh non merci je vais le boire cul sec sans respirer"
3Aubergines
-La justification hypocrite du port du voile, pourquoi seuls les femmes seraient des perles, mois aussi je suis une perle même si parfois j'ai une tronche d’huître. (voir photo jointe)
1 Aubergine
-Ma rencontre avec un Suisse jamais à l'heure, (néanmoins très sympa!!) incroyable !
-Ma rencontre avec un Chinois qui ne fait rien de ses journées, incroyable !
Toutes les photos ci dessous proviennent de Kashan
samedi 14 mai 2016
Lettre d'Ispahan
Je t'écris d'Ispahan avec une vieille plume argentée trouvée au fond du magasin poussiéreux d'un brocanteur du bazar.
Elle n'est pas vraiment belle pas vraiment grande mais peint des lettres Persanes sur un papier d'Arménie rose aux odeurs d'aventures et de malles de voyage .
Je t'écris de la moitié du monde là ou une colonne entêtée se dresse pour un conquérant oublié défiant un shah éclairé.
Je t'écris du paradis le plus haut pour un dieu sans visage et des prières grisantes à toutes heures du jour et de la nuit.
Je t'écris d'un aimant ou le doute et les certitudes se combattent comme lions et taureaux sur les bas reliefs de Persépolis.
Je t’écris assis, je t'écris debout, même couché, les yeux visant le ciel de mosaïques d'or et d'argent
Je t'écris d'Ispahan là ou même le froid de l'hiver se met à trembler et ou la chaleur de l'été brûle jusqu'au dernier pétale de rose printanier.
Je t'écris d'Ispahan là où les tours crachent le vent comme le ciel crache le feu.
Je t'écris de l'autre monde celui des féeries orientales et de l'amour courtois.
Je t'écris du pays des parfums de bazar, des saveurs enivrantes , des liqueurs odorantes et des vins interdits.
Je t'écris du plus lointain de mes livres quand un Vizir se voulait Shâh et où le Shâh se voulait Roi.
Je t'écris d'Ispahan où les rues sont des histoires et les histoires des souvenirs.
Cette plume argenté qui reflète le croissant de lune sur mes yeux va finir par troubler mes mots et noyer le fil de mes pensées.
Pour ne pas oublier je voudrais enfin terminer par te dire que je t'écris d'hier pour que tu puisses venir demain toucher l'ailleurs.
Elle n'est pas vraiment belle pas vraiment grande mais peint des lettres Persanes sur un papier d'Arménie rose aux odeurs d'aventures et de malles de voyage .
Je t'écris de la moitié du monde là ou une colonne entêtée se dresse pour un conquérant oublié défiant un shah éclairé.
Je t'écris du paradis le plus haut pour un dieu sans visage et des prières grisantes à toutes heures du jour et de la nuit.
Je t'écris d'un aimant ou le doute et les certitudes se combattent comme lions et taureaux sur les bas reliefs de Persépolis.
Je t’écris assis, je t'écris debout, même couché, les yeux visant le ciel de mosaïques d'or et d'argent
Je t'écris d'Ispahan là ou même le froid de l'hiver se met à trembler et ou la chaleur de l'été brûle jusqu'au dernier pétale de rose printanier.
Je t'écris d'Ispahan là où les tours crachent le vent comme le ciel crache le feu.
Je t'écris de l'autre monde celui des féeries orientales et de l'amour courtois.
Je t'écris du pays des parfums de bazar, des saveurs enivrantes , des liqueurs odorantes et des vins interdits.
Je t'écris du plus lointain de mes livres quand un Vizir se voulait Shâh et où le Shâh se voulait Roi.
Je t'écris d'Ispahan où les rues sont des histoires et les histoires des souvenirs.
Cette plume argenté qui reflète le croissant de lune sur mes yeux va finir par troubler mes mots et noyer le fil de mes pensées.
Pour ne pas oublier je voudrais enfin terminer par te dire que je t'écris d'hier pour que tu puisses venir demain toucher l'ailleurs.
jeudi 12 mai 2016
Le grand Jeu
Bonjour à toutes et tous et tout d'abord encore une fois merci pour vos réactions et commentaires qui m'encourage.
Ceux qui me suivent depuis plusieurs années savent que chaque année nous jouons ensemble (on se croirait sur TF1!!)
Cette année et comme chaque année le vainqueur aura l'immense privilège de m'inviter à manger et à boire (ben tiens!) avec bien sur interdiction d'aubergines, Falafel, Kebabs, courgettes, samossa au repas et autres plats Turco-Irano-Perse....
Bon trêve de plaisanteries:
je vous joint 2 photos de portes prisent à Yazd
1/Vous devez me donner la particularité de ces portes (facile)
2/Vous devez m'expliquer les raisons (les buts) de cette particularité en détail! (un peu plus difficile)
Réponses par email: martinezthierry@hotmail.com
ou directement sur le blog.
Bonne chance à toutes et à tous
Ceux qui me suivent depuis plusieurs années savent que chaque année nous jouons ensemble (on se croirait sur TF1!!)
Cette année et comme chaque année le vainqueur aura l'immense privilège de m'inviter à manger et à boire (ben tiens!) avec bien sur interdiction d'aubergines, Falafel, Kebabs, courgettes, samossa au repas et autres plats Turco-Irano-Perse....
Bon trêve de plaisanteries:
je vous joint 2 photos de portes prisent à Yazd
1/Vous devez me donner la particularité de ces portes (facile)
2/Vous devez m'expliquer les raisons (les buts) de cette particularité en détail! (un peu plus difficile)
Réponses par email: martinezthierry@hotmail.com
ou directement sur le blog.
Bonne chance à toutes et à tous
mardi 10 mai 2016
Les expériences culinaires
Falafels,Kebabs,Doner, beignets d'aubergines, Samossa à l'aubergine, tarte à l'aubergine, soupe à l'aubergine aahhhhrg !! j'en peux plus. Cette nuit j'ai rêvé qu'une aubergine géante me poursuivait pour me faire cuire dans un gratin de courgettes !
Au bout de 10 jours de ce régime je n'en peux plus. J'ai commencé à essayer d'un coté de découvrir d'autres plats locaux et de l'autre d’essayer de revenir vers une nourriture plus occidentale. Je sais bien que je ne trouverai pas de petits plats bien de chez nous , mais une pizza ou un hot-dog serais déjà un grand pas vers l'humanisation culinaire ! (oui j’exagère un peu mais tant pis soyons fou).
Coté plats typiques, j'ai donc tenté le Ash sans savoir de quoi se composait ce plat : Une soupe verte avec une espèce de crème. Pas engageant à première vue, infâme à seconde vue. J'ai tenté le Fallodeh (spécialité Yazidi) une soupe de nouilles glacées au jus de citron. Très bon la première fois, moins bon la deuxième, écœurant la troisième. J'ai aussi tenté un plat dont je ne connais ni le nom, ni la composition.....ça c'est de l'information n'est ce pas ? On y met de la glace à la mangue avec des espèces de copeaux blanc proche du vermicelle et sans goût spécifique. Plutôt bon mais les copeaux ne servent pas à grand chose à mon avis, autant demander une glace à la mangue et on gagnera du temps.
Une autre expérience fut le Gaz. Et oui j'ai mangé du Gaz (hilarant vont dire certains!). Non le Gaz est un nougat aux pistaches, très bon d'ailleurs mais même après une boite entière ça remplit pas son homme.
Je me suis dis que du coté de la nourriture occidentale je pourrais tenter le grand classique de la pizza proposée dans des fast food à tous les coins de rue d'Ispahan. Quand je dis Fast Food ne cherchez pas le truc avec le clown halluciné vous proposant des sandwichs au kangourous électrocutés dans des abattoirs prés d'Alès. Non ici c'est un peu différent, un peu plus couleur locale. Tables en formica type années 70 ma mémé serait fier de leur sens de la conservation, d'autres auraient dit « Elles sont vintage leurs tables ». Bon passons.
Revenons à notre pizza. Au bout de 10 minutes d'explications en anglais de Java et de demi sourd/muet . C'est à dire avec les mains et des mots du genre « tomato sauce very gouudeeeuuu » « no pas mucheroumes » « yes chiise on ze top », tout en faisant de grands gestes sensés appuyer ma démonstration.
Je pensais avoir réussi ma mission commander une pizza sans aubergine (et oui encore!!) ni aucun légume. 3 Minutes après (oui dans ce pays les temps de cuisson sont particulièrement rapides !!?? hum hum!!) arrive une pizza à la pâte faite chez Bouygues (construction de ponts et viaducs en tous genres à la solidité éprouvée), 2,857kgs de fromage BASF(plastiques et produits chimiques made in Germany) et deux petits sachets de........Ketchup servant de sauce tomate et une petite cuillère et un couteau pour pouvoir le tartiner avec classe !!!
Voila pour mes expériences culinaires en Iran et ce n'est pas fini !!
Bon allez patron mettez moi une entrecôte saignante, des frites et une bouteille de votre meilleur rouge !!!!
Arrosoir pour aubergines géantes
Je vous avez acheté une boite, mais j'avais trop faim alors je l'ai mangé!désolé
Monsieur, Madame vous mangez quoi? Des aubergines bon alors laissez tomber
Dis copain tu m'invites à manger chez toi?
Vignes, donc raisin, donc vin huuuumm!!!
Composition du Fallodeh
Au bout de 10 jours de ce régime je n'en peux plus. J'ai commencé à essayer d'un coté de découvrir d'autres plats locaux et de l'autre d’essayer de revenir vers une nourriture plus occidentale. Je sais bien que je ne trouverai pas de petits plats bien de chez nous , mais une pizza ou un hot-dog serais déjà un grand pas vers l'humanisation culinaire ! (oui j’exagère un peu mais tant pis soyons fou).
Coté plats typiques, j'ai donc tenté le Ash sans savoir de quoi se composait ce plat : Une soupe verte avec une espèce de crème. Pas engageant à première vue, infâme à seconde vue. J'ai tenté le Fallodeh (spécialité Yazidi) une soupe de nouilles glacées au jus de citron. Très bon la première fois, moins bon la deuxième, écœurant la troisième. J'ai aussi tenté un plat dont je ne connais ni le nom, ni la composition.....ça c'est de l'information n'est ce pas ? On y met de la glace à la mangue avec des espèces de copeaux blanc proche du vermicelle et sans goût spécifique. Plutôt bon mais les copeaux ne servent pas à grand chose à mon avis, autant demander une glace à la mangue et on gagnera du temps.
Une autre expérience fut le Gaz. Et oui j'ai mangé du Gaz (hilarant vont dire certains!). Non le Gaz est un nougat aux pistaches, très bon d'ailleurs mais même après une boite entière ça remplit pas son homme.
Je me suis dis que du coté de la nourriture occidentale je pourrais tenter le grand classique de la pizza proposée dans des fast food à tous les coins de rue d'Ispahan. Quand je dis Fast Food ne cherchez pas le truc avec le clown halluciné vous proposant des sandwichs au kangourous électrocutés dans des abattoirs prés d'Alès. Non ici c'est un peu différent, un peu plus couleur locale. Tables en formica type années 70 ma mémé serait fier de leur sens de la conservation, d'autres auraient dit « Elles sont vintage leurs tables ». Bon passons.
Revenons à notre pizza. Au bout de 10 minutes d'explications en anglais de Java et de demi sourd/muet . C'est à dire avec les mains et des mots du genre « tomato sauce very gouudeeeuuu » « no pas mucheroumes » « yes chiise on ze top », tout en faisant de grands gestes sensés appuyer ma démonstration.
Je pensais avoir réussi ma mission commander une pizza sans aubergine (et oui encore!!) ni aucun légume. 3 Minutes après (oui dans ce pays les temps de cuisson sont particulièrement rapides !!?? hum hum!!) arrive une pizza à la pâte faite chez Bouygues (construction de ponts et viaducs en tous genres à la solidité éprouvée), 2,857kgs de fromage BASF(plastiques et produits chimiques made in Germany) et deux petits sachets de........Ketchup servant de sauce tomate et une petite cuillère et un couteau pour pouvoir le tartiner avec classe !!!
Voila pour mes expériences culinaires en Iran et ce n'est pas fini !!
Bon allez patron mettez moi une entrecôte saignante, des frites et une bouteille de votre meilleur rouge !!!!
Arrosoir pour aubergines géantes
Je vous avez acheté une boite, mais j'avais trop faim alors je l'ai mangé!désolé
Monsieur, Madame vous mangez quoi? Des aubergines bon alors laissez tomber
Dis copain tu m'invites à manger chez toi?
Vignes, donc raisin, donc vin huuuumm!!!
Composition du Fallodeh
lundi 9 mai 2016
Guide du Falafel la suite
Je vous rappelle que le guide du Falafel n'est soumis à aucune pression extérieur du genre excès d'aubergines cuites, et ne possède pas d'accord avec aucun annonceur publicitaire comme les Couscous Perses ou les machines à Expresso pas trop cher.
Yazd pour la ville: 3F
Pour les sites :
3F:
Mosquée Jamee (à condition de la visiter de nuit)
Les ruelles de la ville
l'expresso du café Venice prés de la Mosquée Jamee
Les toits de la ville pour y marcher et boire un verre
2F
Le restaurant du Silk Road Hôtel
Water Museum
1F
A peu prés tous les autres sites de la ville
Non classés
La boisson Eau de rose : un truc entre le sirop pour la toux et
la grenadine pour Hollandais.
C'était Yazd
Il y a des moments qui ne se décrivent ni encore moins ne
s'écrivent. Et pourtant c'est l'exercice auquel je me livre sur ce
blog pour vous parler de Yazd. Tout d'abord je tiens à vous
remémorer que visiter l'Iran est un vieux rêve d'une jeunesse
peuplée des aventures de Nicolas Bouvier, Marco Polo et même encore
Corto Maltese. Mais entre le rêve et la réalité, entre
l'imaginaire et l'existence souvent un espace se crée. Un espace
dans lequel se glisse des mots supérieurs comme argent, papiers, réalité
quotidienne, maladie et parfois même fatigue ou déceptions. Depuis
que je suis ici j'ai oublié la douleur de ces maux effacés par la caresse des mots émotions, bonheur intérieur et humilité.
Je marche sur les toits de de la ville, pour profiter de son embrasement au Maghrib du muezzin.
Je me perds dans des dédales ou même le minotaure ne retrouverait
son chemin. J'ai jeté tout fil d'Ariane et laissé le soleil brûler
mes ailes à la fragilité Icarienne.
Yazd est une porte aux fantasmes de l'Orient, un labyrinthe de
silence pour celui qui résonne d'un trop plein de bruits dans un
esprit fatigué.
Au matin la ville s'éclaire du croissant Ottoman. A midi le souffle
du désert balaie le pas des habitants pour qu'enfin à nouveau dans
la fraîcheur de la lune ascendante ceux ci reviennent raconter
l'histoire d'une ville fragile.
Pour vivre ces rares instants irréels je continuerai d'arpenter ce monde ou durant seulement quelques heures les sylphes du voyage après vous avoir bercé de terres d'or en mers lazulites reviennent pour vous dire: c'était ton rêve c'était Yazd.
Mosquée du VendrediTour du vent
Intérieur Tour du Vent
Tour du Vent
Ruelle de Yazd
Yazd
Ruelle de Yazd
Mausolée des 12 Imams
Rue de Yazd
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