C'est
fini ! Cela fait maintenant une semaine que je suis de retour et
j'aurais du écrire ces lignes dès mon arrivée.
Pourtant malgré
cette semaine déjà écoulée je ne suis pas totalement revenu ici.
Presque trois mois d’errances à travers plusieurs pays ne
s’effacent pas en une semaine.
J'ai gardé certains gestes de mon
autre quotidien, rien de bien important mais nos corps et nos
cerveaux s'adaptent vite au meilleur et au pire de toutes nos vies.
Mais
je garde surtout au fond de moi le bonheur d'un ailleurs qui se
renouvelait en permanence. Un ailleurs qui, parfois plus souvent que
je le désirais, m’entraînait vers des rivages tour à tour de
profondes solitudes, de joies communes, d'échanges sans fin, de
beautés irréelles et de souffrances partagées.
Le chant d'un muezzin aux premiers crépitements du soleil du désert, le sol comme troublé de chaleurs d'une maison de marchand près de la route de la soie, le rose d'une mosquée au soir de pleine lune et qui chante les pétales de la fleur d'Ispahan. La brûlure de Bangkok sur ma peau pourtant matifiée, les larmes de chaleur d'un soir de mousson loin de toute amitié. Le goût de l'eau de mer d'une plage isolée et le bruit, le bruit incessant comme un train fou dans une ville trop petite du Cambodge.
Alors oui je suis revenu, je suis parmi vous mais parfois mon âme s'ennuiera.
Alors oui je suis revenu, je suis parmi vous, mais parfois mon âme s’enfuira, dans ces voyages infinis ou l'aventure est un tatouage au creux d'une larme d'émotions.
Et oui toutes les bonnes choses ont une fin tu le sais. Nous aussi on vient tout juste de rentrer ce soir et nous avons laissé un peu de notre âme dans le Colorado et le Wyoming. Mais je suis sûr d'une chose pour tous les 2 c'est que revenir permet de se ressourcer pour mieux repartir. A bientôt pour un bon gueuleton à refaire le monde.
RépondreSupprimerMonique et Marc à taaaaable!
Supprimeraprès avoir bien bourlingué, Teuteu est de retour, qu'on se le dise !
RépondreSupprimerpour un boire un canon c'est quand tu veux
SupprimerToutes les bonnes choses ont une fin, pour toi Thierry avec la fin du voyage, pour nous avec la dernière page de ton blog.
RépondreSupprimerMerci pour ce compliment
SupprimerLa fin permet le commencement. Exemple : c’est parce que j’ai fini mon plat d’aubergines à la sicilienne que je vais pouvoir commencer à préparer des petits roulés d'aubergine au pesto et à la feta. Oh.. au temps pour moi, cet exemple t’est mal approprié. Alors un autre : c’est parce que je vais quitter Bluenote que je pourrai y revenir. Mais d’abord je viendrai manger des aubergines chez toi !!
RépondreSupprimerMerci pour tes récits colorés ou épiques ou métaphysiques et souvent joyeux !
Alexandra