Une frontière c'est un monde à part. Un croisement entre les hommes de la lumière, ceux de l'ombre et enfin ceux de l'indifférence. Ceux de la lumière vous passent par leurs contrôles, leurs machines à scanner vos papiers. Ils vous autorisent ou vous interdisent. Vous posent cent mille questions tout en n'attendant aucune réponse. Accélèrent votre passage ou ralentissent votre attente. Souvent habillés de la même façon et pourtant ils se croient différents de ceux de l'autre coté de la frontière. Aux costumes très ressemblant et aux manières identiques, ils sont les Autres. Les hommes de la lumière du pays d'en face. Ils ne se connaissent pas, ne se voient pas et même ne s’apprécient pas.
Jamais les autres ne seront les uns et pourtant ils sont ensemble les gardiens de la frontière.
Les hommes de l'ombre eux se cachent souvent, leurs méthodes ne sont répertoriées dans aucun guide du bon contrôle. Puisque de contrôle ils n'en connaissent pas. Et même si parfois il en vient un homme de la lumière pour se rapprocher trop prés d'eux, alors ils plient le dos et leur corps se transforme en une forme que l'on confond avec la nuit.
Les hommes de l'ombre connaissent bien les Autres. Les habitants du pays d'en face avec lequel ils s'échangent des Terres d'Ombre et autres secrets du Shadow, le pays des ombres. Parfois le chef des hommes de l'ombre à l'orée d'une opération, vient prévenir ses compagnons qu'ils n'ont que l'ombre d'une chance pour réussir leurs projets. Alors tels des ombres de son maître ils s'en vont dans la lumière, les poches vides d'espoir, dans l'attente d'un jour meilleur.
Enfin sur une frontière il y a les les hommes de l'indifférence. Ceux qui ne connaissent cette frontière que dans l'écoute du grondement des passages quotidiens des hommes et des machines. Ils n'ont pas de papiers, ne subissent pas les contrôles des hommes de la lumière même si un jour peut être ils iront voir de l'autre coté si quelque chose ne leur est pas indifférent.
Les hommes de l’indifférence ne s'aventurent pas dans le clair obscur du passage de la ligne imaginaire. De l'ombre ils ne connaissent que les mânes des ancêtres qui à la nuit tombée viennent habiter leurs peurs.
Et moi je suis là au milieu de tout ça. Un peu homme de l'ombre pour obtenir un papier interdit. Pas rassuré par les hommes de la lumière qui veulent m'en empêcher. Mais surtout pas indifférent aux signes qui me feront accélérer pour sortir de ce fracas ou je perds toute mon assurance.
Toutes les photos prises à Mae Sai ville frontière entre la Thaïlande et la Birmanie
Où l'art et la manière de passer de l'ombre à la lumière ou inversement. Et puis il ne faut pas trop rester sous la lumière avec cette chaleur Thaïe et la recherche d'ombre peut avoir des bons côtés. Allez j'arrête là car il fallait enfin chercher l'ombre aujourd'hui sous nos contrées sudistes où la lumière nous a ébloui. Ah au fait ce soir c'est surtout le Puech haut par intraveineuse qui nous a ébloui car la 1ère littéraire de Mélina a été validée. Petit clin d'oeil à un dimanche après-midi chez vous récemment où "le meilleur des mondes" s'est invité pendant la sieste digestive.
RépondreSupprimerJe constate que la nourriture est un sujet photographique régulier. Après les falafel d'or à quand les Pad Thaï d'or ? Eh Teuteu tu as dû te requinquer après ton régime Iranien LOL.
Bonne route et comme dit Renaud "marche à l'ombre".
Félicitations à Mélina, effectivement ça s'arrose!!
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